Club-In à l'arrêt. Depuis quinze jours, une pétition engrange pas mal de signatures dans plusieurs établissements homos tels que le Trouduck, le BHV, le Code Bar... Ce texte invite à soutenir le Club-In, boîte de Paludate devenue, depuis la fermeture du Poppy's et de la Factory, la dernière boîte explicitement gay de Bordeaux.
Ouvert l'été dernier, le Club-In a tiré le rideau fin janvier, après s'être vu retirer par la préfecture le droit d'ouvrir jusqu'à 4 heures du matin. Le club n'a plus, en effet, que la permission de 2 heures. Le gérant du lieu, Sébastien Noriega, juge cette restriction mortelle pour son établissement. « Nous sommes une discothèque, nous réalisons l'essentiel de notre activité entre 2 et 4 heures », rappelle-t-il.
Le Club-In a été visé en 2006 par deux avertissements pour fermeture tardive. L'un d'eux, suite à un contrôle mené peu après 4 heures du matin, est contesté par Sébastien Noriega. Il a été sanctionné par huit jours de fermeture administrative. La préfecture instruit en ce moment un dossier pour reconduire ou pas son droit d'ouvrir jusqu'à 4 heures du matin.
Sébastien Noriega assure mordicus que son établissement est « bien tenu ». « On ne pose aucun problème dans un quartier pourtant chaud, la clientèle gay n'est pas vraiment réputée pour la bagarre... Je ne comprends pas que ce soit sur nous que tombent ces mesures », explique le gérant, avant d'invoquer le dernier contrôle de police effectué au Club-In dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 janvier, contrôle qui n'a relevé aucune infraction.
Source SUD OUEST du 24 Février 2007